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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 17:59
LA PLANIFICATION FINANCIERE A COURT TERME
 
CPC PREVISIONNEL
BILAN PREVISIONNEL
LE BUDGET DE TRESORERIE
LE TABLEAU DES FLUX
 
 
La planification financière à court terme consiste à prévoir et anticiper les mouvements de la trésorerie.
Elle permet à l’entreprise d’estimer dans quelle mesure elle devra faire face aux besoins de fonds ou en cas d’excédents, de réaliser des placements.
Elle essentielle pour l’optimisation de la gestion financière de l’entreprise
Cette prévision nécessite la connaissance de la nature, des montants et de la périodicité de tous les flux de trésorerie.
La période de prévision peut être l’année, le semestre, le trimestre ou le mois.
Elle se base sur l’établissement de budgets qui concernent les opérations d’exploitation et les opérations hors exploitation.
Bien que le budget de trésorerie constitue l’outil fondamental pour cette prévision, il ne faut pas la limiter aux seuls flux de liquidités.
La planification financière fait appel aussi aux autres états prévisionnels :
Le Bilan  prévisionnel, le CPC prévisionnel et le Tableau des flux.
 
Exemple chiffré
 
Au 31/12/2006, une entreprise présentait le bilan simplifié (en 1000 dh) suivant :
Bilan au 31/12/2006
 
Actif
Passif
Immobilisations
100 000
Capital et réserves
136 500
Stock de marchandises
40 000
Emprunts
30 000
Créances clients
48 000
Dettes fournisseurs
20 000
Trésorerie actif
2500
Trésorerie passif
4 000
TOTAL
190 500
TOTAL
190 500
 

q     Les ventes des mois de novembre et de décembre ont été de 60 000 chacun.

q     Les ventes prévues pour les quatre mois de l’année 2007 ont été les suivantes : 

 50 000 en janvier,  66 000 en février,  66 000 en mars et  80 000 en avril.

 - Les ventes s’effectuent à 40% au comptant, 40% à 30 jours, 20% à 60 jours.

 - Le coût de revient des achats représente 80% des ventes

- Les achats sont effectués au cours du mois qui précède les ventes. Ils sont payés au comptant pour 50% et à 30 jours pour le solde

- Les autres charges d’exploitations s’élèvent à 2 000 par mois et ils sont payés au comptant

- L’entreprise prévoit l’acquisition d’une immobilisation d’une valeur de 15 000 en mars

- Les immobilisations au bilan ont une durée de vie restante de 8 ans, un amortissement de 3125 correspondant au trimestre est à prévoir dans les charges prévisionnelles  

- Le taux d’intérêt sur l’emprunt est de 8% exigible à la fin de chaque trimestre le remboursement du capital s’élève 6 000 par an et il est payable ainsi que les intérêts par tranches trimestrielles égales en mars, juin, septembre et décembre.
- L’entreprise prévoit chaque mois une provision de 1000 pour couvrir les risques de réparation des marchandises vendues
Le compte client au bilan correspond aux ventes de novembre (20%) et aux ventes de décembre (60%)
-  Le compte fournisseur au bilan correspond aux achats du mois de décembre (50%).
CPC prévisionnel
Le Calcul de la variation des stocks
 
Stock initial……………..
40 000
(+) Achats……………….
169 600 =(212 000 x 0,8)
(-) Coût d’achat des marchandises vendues
145 600 =(182 000 x 0,8)
= Stock final………………
64 000
Variation de stock (SF – SI)
24 000
 
Ventes de marchandises
 
182 000
Achats de marchandises
169 600
 
(-) Variation de stocks
24 000
 
Achats revendus de marchandises
 
145 600
Charges d’exploitation
 
6000
Dotations aux amortissements
 
3125
Dotations aux provisions
 
1000
Résultat d’exploitation
 
26 275
Frais financiers
 
600
Résultat courant
 
25 675
Impôt sur les résultats (50%)
 
12 838
Résultat net
 
12 837
 
Le Budget des ventes
 
 
Total
J
F
M
BL Prévisionnel
CLIENT BL
48 000
36 000
12 000
-
 
VENTE J
50 000
20 000
20 000
10 000
 
VENTE F
66 000
-
26 400
26 400
13 200
VENTE M
66 000
-
-
26 000
39 600
T0TAL
230 000
56 000
58 400
62 800
52 800
 
Le Budget des achats
 
 
Total
J
F
M
BL Prévisionnel
Fournisseurs BL
20 000
20 000
 
 
 
ACHATS J
52 800
26 400
26 400
 
 
ACHATS F
52 800
 
26 400
26 400
 
ACHATS M
64 000
 
 
32 000
32 000
TOTAL
189 600
46 400
52 800
58 400
32 000
 
Le Budget des autres charges d’exploitation
 
 
J
F
M
ACE
2000
2000
2000
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 13:36
Diagnostic du risque
 
- La rentabilité ne peut valablement s’apprécier qu’en fonction du risque supporté..
- Le risque accepté par les investisseurs est directement fonction de la rentabilité attendue.
- Les investisseurs exigent une rentabilité élevée pour des investissements risqués.
- Le contraire est tout à fait valable.
La notion d’équilibre financier étudiée à partir des informations comptables (Bilan, CPC, ESIG) reste incomplète. Elle n’a de sens que dans le cadre de référence que constitue le compromis rentabilité/risque.
 
Toute entreprise est confrontée à trois types de risque :
q     Le risque d’exploitation
q     Le risque financier
q     Le risque de faillite
 
Le diagnostic du risque d’exploitation et du risque financier repose sur les notions:
-d’Elasticité par rapport à l’activité et
-de position par rapport au seuil de rentabilité.
 
A/ Diagnostic du risque d’exploitation
 
1/ notion d’élasticité :
 
L’élasticité du résultat d’exploitation (RE) désigne:
Le degré de variation du RE par rapport à la variation de l’activité estimée par le chiffre d’affaires (CA).
Elle se mesure en rapportant la variation relative du RE (c’est-à-dire la variation du RE sur un exercice par rapport au RE de l’exercice précédent) à la variation relative du CA soit :
(Variation RE/RE)/(Variation CA/CA*)
(CA*= chiffre d’affaires avant variation)
 
Par exemple :
Une  élasticité de 4 signifie qu’une variation relative de 100% du CA entraîne une variation de 400% du RE.
 
2/ la notion du seuil de rentabilité :
 
Le seuil de rentabilité d’exploitation (SRE) se définit comme le niveau d’activité pour lequel le résultat d’exploitation est nul.
 
Le SRE s’obtient en divisant les charges fixes d’exploitation (notées CF) par A qui désigne le pourcentage des coûts variables (CV) 
Soit :
q     CF le montant des charges fixes, 
q     A le pourcentage de CV
Donc le montant des CV = A x CA
On a la relation suivante :
 
RE = CA – CV – CF= CA - A x CA – CF= CA ( 1 – A) – CF
 
Pour le niveau d’activité correspondant au SRE, le résultat d’exploitation est nul d’où on déduit que:
 
0 = SRE (1-A) – CF et en conséquence, SRE = CF/ (1-A)
 
Exemple :
q     CA= 100,
q     CV=60 (ou A=60% du CA),
q     (1-A) = 40%,
q     CF=250
SRE = 250/0.4 = 625
Donc : 625 – 0.6x625 – 250 = 0
 
3/ La relation entre l’élasticité et le SRE
 
L’élasticité et le seuil de rentabilité sont liés par la relation suivante :
 
Elasticité = CA/ (CA – SRE)
 
La relation s’obtient de la façon suivante :
Désignons par CA1 le CA de la période 1, et par CA2, le CA de la deuxième période
 
E= (Variation RE/RE)/(Variation CA2/CA1)
 
Variation RE/RE = [CA2 (1-A) – CF–(CA1(1-A) – CF)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) (CA2– CA1)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) Variation CA]/(1-A) CA– CF
En simplifiant par (1-A), on aura:
V RE/RE = Variation CA/(CA – SRE)
(puisque SRE = CF/1-A)
Elasticité = (Variation CA/ (CA – SRE))/ (Variation CA/CA)
= CA/(CA-SRE)
On déduit de cette relation trois conclusions importantes:
-         Plus le niveau d’activité d’une entreprise est proche du SRE, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont élevés
-         Plus le niveau des charges fixes est élevé, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont importants (Puisque SRE = CF/1-A)
-         l’élasticité et le risque d’exploitation dépendent du niveau des charges fixes et du pourcentage de marge sur coûts variables, car ces deux éléments déterminent simultanément le SRE.
 
4/ La position par rapport au SRE
 
La position par rapport au seuil de rentabilité est égale à :
(Niveau d’activité – SRE )/SRE
 
Exemple : Soit deux entreprises A et B dont les niveaux d’activité sont identiques mais dont les structures de charges diffèrent
 
Entreprise A, 60% de CV et 300 de CF
Entreprise B, 630 de CF et 30% de CV
Les rentabilités économiques sont identiques pour un niveau d’activité de 1100.
Evaluation du risque d’exploitation des deux entreprises
 
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
140
184
70
140
217
Elasticité
 
400%
314%
 
1000%
550%
 
 
L’entreprise B, présente un risque plus important que l’entreprise A.
 
Le calcul de la position par rapport au SRE confirme ces conclusions
 
Position par rapport au seuil de rentabilité
(Niveau d’activité – SRE) /SRE
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
SRE
750
750
750
900
900
900
Position par rapport au SRE
33%
47%
61%
11%
22%
34%
 
 
Conclusions :
q     L ’entreprise A qui présente, relativement à B, une proportion plus élevée de charges variables et des frais fixes inférieurs, obtient un RE moins sensible aux variations de l’activité et apparaît moins risquée
q     Plus l’entreprise s’éloigne de son SRE, moins l’élasticité est élevée traduisant ainsi la diminution du risque
q     Plus les charges fixes sont élevés, plus le niveau du risque est important       
 
B/ Diagnostic du risque financier
 
Pour ce diagnostic, il suffit de substituer au résultat d’exploitation de la méthode précédente, le résultat courant car ce dernier prend en compte les frais financiers, et d’évaluer une position par rapport au Seuil de Rentabilité Global (SRG).
Le SRG représente le niveau d’activité pour lequel le résultat courant est nul. Il se distingue du SRE car il prend également en compte les frais financiers supposés constituer une charge fixe.
L’incidence de l’endettement sur la position par rapport au SRG confirme le fait que le recours à l’endettement accroît le risque financier.           
Supposant que l’entreprise A finance une partie de son actif économique par un emprunt d’un montant de 1000 au taux de 8%. L’entreprise B se finance intégralement par des fonds propres.
Le tableau suivant donne une estimation du risque financier pour les deux entreprises
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 13:23
Diagnostic du risque
 
- La rentabilité ne peut valablement s’apprécier qu’en fonction du risque supporté..
- Le risque accepté par les investisseurs est directement fonction de la rentabilité attendue.
- Les investisseurs exigent une rentabilité élevée pour des investissements risqués.
- Le contraire est tout à fait valable.
La notion d’équilibre financier étudiée à partir des informations comptables (Bilan, CPC, ESIG) reste incomplète. Elle n’a de sens que dans le cadre de référence que constitue le compromis rentabilité/risque.
 
Toute entreprise est confrontée à trois types de risque :
q     Le risque d’exploitation
q     Le risque financier
q     Le risque de faillite
 
Le diagnostic du risque d’exploitation et du risque financier repose sur les notions:
-d’Elasticité par rapport à l’activité et
-de position par rapport au seuil de rentabilité.
 
A/ Diagnostic du risque d’exploitation
 
1/ notion d’élasticité :
 
L’élasticité du résultat d’exploitation (RE) désigne:
Le degré de variation du RE par rapport à la variation de l’activité estimée par le chiffre d’affaires (CA).
Elle se mesure en rapportant la variation relative du RE (c’est-à-dire la variation du RE sur un exercice par rapport au RE de l’exercice précédent) à la variation relative du CA soit :
(Variation RE/RE)/(Variation CA/CA*)
(CA*= chiffre d’affaires avant variation)
 
Par exemple :
Une  élasticité de 4 signifie qu’une variation relative de 100% du CA entraîne une variation de 400% du RE.
 
2/ la notion du seuil de rentabilité :
 
Le seuil de rentabilité d’exploitation (SRE) se définit comme le niveau d’activité pour lequel le résultat d’exploitation est nul.
 
Le SRE s’obtient en divisant les charges fixes d’exploitation (notées CF) par A qui désigne le pourcentage des coûts variables (CV) 
Soit :
q     CF le montant des charges fixes, 
q     A le pourcentage de CV
Donc le montant des CV = A x CA
On a la relation suivante :
 
RE = CA – CV – CF= CA - A x CA – CF= CA ( 1 – A) – CF
 
Pour le niveau d’activité correspondant au SRE, le résultat d’exploitation est nul d’où on déduit que:
 
0 = SRE (1-A) – CF et en conséquence, SRE = CF/ (1-A)
 
Exemple :
q     CA= 100,
q     CV=60 (ou A=60% du CA),
q     (1-A) = 40%,
q     CF=250
SRE = 250/0.4 = 625
Donc : 625 – 0.6x625 – 250 = 0
 
3/ La relation entre l’élasticité et le SRE
 
L’élasticité et le seuil de rentabilité sont liés par la relation suivante :
 
Elasticité = CA/ (CA – SRE)
 
La relation s’obtient de la façon suivante :
Désignons par CA1 le CA de la période 1, et par CA2, le CA de la deuxième période
 
E= (Variation RE/RE)/(Variation CA2/CA1)
 
Variation RE/RE = [CA2 (1-A) – CF–(CA1(1-A) – CF)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) (CA2– CA1)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) Variation CA]/(1-A) CA– CF
En simplifiant par (1-A), on aura:
V RE/RE = Variation CA/(CA – SRE)
(puisque SRE = CF/1-A)
Elasticité = (Variation CA/ (CA – SRE))/ (Variation CA/CA)
= CA/(CA-SRE)
On déduit de cette relation trois conclusions importantes:
-         Plus le niveau d’activité d’une entreprise est proche du SRE, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont élevés
-         Plus le niveau des charges fixes est élevé, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont importants (Puisque SRE = CF/1-A)
-         l’élasticité et le risque d’exploitation dépendent du niveau des charges fixes et du pourcentage de marge sur coûts variables, car ces deux éléments déterminent simultanément le SRE.
 
4/ La position par rapport au SRE
 
La position par rapport au seuil de rentabilité est égale à :
(Niveau d’activité – SRE )/SRE
 
Exemple : Soit deux entreprises A et B dont les niveaux d’activité sont identiques mais dont les structures de charges diffèrent
 
Entreprise A, 60% de CV et 300 de CF
Entreprise B, 630 de CF et 30% de CV
Les rentabilités économiques sont identiques pour un niveau d’activité de 1100.
Evaluation du risque d’exploitation des deux entreprises
 
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1 000
1 100
1 210
1 000
1 100
1 210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
140
184
70
140
217
Elasticité
 
400%
314%
 
1000%
550%
 
 
L’entreprise B, présente un risque plus important que l’entreprise A.
 
Le calcul de la position par rapport au SRE confirme ces conclusions
 
Position par rapport au seuil de rentabilité
(Niveau d’activité – SRE) /SRE
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
SRE
750
750
750
900
900
900
Position par rapport au SRE
33%
47%
61%
11%
22%
34%
 
 
Conclusions :
q     L ’entreprise A qui présente, relativement à B, une proportion plus élevée de charges variables et des frais fixes inférieurs, obtient un RE moins sensible aux variations de l’activité et apparaît moins risquée
q     Plus l’entreprise s’éloigne de son SRE, moins l’élasticité est élevée traduisant ainsi la diminution du risque
q     Plus les charges fixes sont élevés, plus le niveau du risque est important       
 
B/ Diagnostic du risque financier
 
Pour ce diagnostic, il suffit de substituer au résultat d’exploitation de la méthode précédente, le résultat courant car ce dernier prend en compte les frais financiers, et d’évaluer une position par rapport au Seuil de Rentabilité Global (SRG).
Le SRG représente le niveau d’activité pour lequel le résultat courant est nul. Il se distingue du SRE car il prend également en compte les frais financiers supposés constituer une charge fixe.
L’incidence de l’endettement sur la position par rapport au SRG confirme le fait que le recours à l’endettement accroît le risque financier.           
Supposant que l’entreprise A finance une partie de son actif économique par un emprunt d’un montant de 1000 au taux de 8%. L’entreprise B se finance intégralement par des fonds propres.
Le tableau suivant donne une estimation du risque financier pour les deux entreprises
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1 000
1 100
1 210
1 000
1 100
1 210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
140
184
70
140
217
F.Financiers
80
80
80
0
0
0
Résultat courant
20
60
104
70
140
217
Elasticité
 
2000%
733%
 
1000%
550%
Charges fixes totales(*)
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 11:01

Une entreprise vous communique son prix de vente et ses coûts de production unitaires prévisionnels suivants :

 

 

 

 Prix de vente unitaire (HT)

 

2 400 Dh

 

 Matières premières 

 

960 Dh

 

Salaires  

 

480 Dh

 

 Charges sociales

 

180 Dh

 

 

 

 

-  L’approvisionnement en matières premières va imposer un stock qui devrait tourner 3 fois par mois

 

-  Une fois la fabrication terminée, l’entreprise  estime devoir attendre un mois, en moyenne avant que la vente ne se réalise

 

- Pour l’évaluation des stocks des produits finis, on ne prend en compte que les matières premières, les salaires et les charges sociales

 

-  Les salaires étant payés en fin de mois,  l’entreprise estime que les salariés lui font une avance moyenne d’un demi mois de salaire

 

-  Les charges sociales seront payées le 5 du mois suivant

 

-  La TVA collectée est à verser avant l’expiration du mois qui suit sa collecte

 

-  La TVA déductible est à récupérer dans deux mois et demi

 

-  Les fournisseurs de matières premières accorderont un mois de crédit

 

-  L’entreprise accordera à ses clients  un délai de règlement de 2 mois

 

-  Le taux de  TVA est de 20%

 

 

 

Travail à faire :

 

-   Calculer le FDR normatif  en nombre de jours de CAHT

 

-   Calculer le FDR normatif  en % du CAHT

 

-   En supposant que le BFR maximum  que cette entreprise pourrait financer est de 430 000 Dh, déterminer le niveau d’activité optimum compte tenu de cette contrainte

 

 

Corrigé

 

Question 1/ FDR normatif en nombre de jours de CAHT

 

Eléments

Montants

TE en jours

CS

Emplois en j

Ressources en j

MP

960

10

960/2400 = 0.4

10x0.4=4

 

Produits finis

960+480+180=1620

30

1620/2400=0.675

(0.68)

20.25

 

Clients TTC

2400x1.2=2880

60

2880/2400=1.2

72

 

TVA récupérable

192

75

192/2400=0.08

6

 

Salaires

480

15

480/2400=0.2

 

3

Charges sociales

180

20

180/2400=0.075

 

1.5

Fournisseurs TTC

960X1.2=1152

30

1152/2400=0.48

 

14.4

TVA collectée

480

45

480/2400=0.2

 

9

Total

102.25

27.9

BFR en jours de CAHT : Emplois - Ressources

(102.25-27.9)=74.35

 

Le FDR normatif ou BFR moyen représente 74,35 soit 74,4 jours de CAHT

 

Question 2/

 

Le BFR moyen en % du CAHT :

 

74.4/360= 20.6%

 

Question 3/

 

Niveau d’activité optimum en tenant compte de la contrainte d’un BFR maximum de 430 000 Dh :

 

Le chiffre d’affaires qui peut être associé au montant maximum du BFR se calcule comme suit :

 

BFR = 20.6% CAHT

 

 

430 000 = 20.6% CAHT donc CAHT = 430 000/20.6% = 2 087 378.6

 

soit 2 087 379 DH

 

 

 Ce CAHT correspond à un volume de production de :

 

2 087 379 / 2400 (prix de vente unitaire) = 869.7 (soit 870 unités)

 

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 23:36
Sous budget TVA
 
 
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
../..
TVA collectée à verser (1)
 
 
 
 
 
 
TVA récupérable (2)
 
 
 
 
 
 
TVA à payer (TVA collectée – TVA récupérable) (3)
 
 
 
 
 
 
TVA à payer figurant au bilan s’il y a lieu
 
 
 
 
 
 
TVA récupérable (figurant au bilan s’il y a lieu)
 
 
 
 
 
 
Total TVA à payer
 
 
 
 
 
 
(1)     reporter ici les montants de la TVA collectée
(2)     reporter ici les montants de la TVA récupérable
(3)     faites attention aux délais de paiement de la TVA
Ce qu’il faut savoir :
- Les montants sont en TTC
- Pour la TVA : le régime des encaissements est le régime de droit commun
(Le régime des encaissements est optionnel).
- La TVA collectée est à verser le mois suivant son encaissement
- La TVA sur achats (autres que les immobilisations) est récupérable le deuxième mois de son décaissement
Exemple : TVA à payer en juin = TVA sur ventes encaissées en mai – TVA sur immobilisations décaissée en mai – TVA sur achats décaissée en avril
 
- Le budget de trésorerie fera également apparaître les encaissements et les décaissements qui proviennent des flux réels de la période précédente : ce sont les dettes et les créances qui figurent dans la situation (bilan) établie à la fin de la période précédente
- Les ventes non encaissées ou les charges non décaissées au cours de la période du budget constitueront les créances et les dettes figurant dans le bilan de la période suivante.
- Le tableau final peut se présenter sous la forme suivante :
 
 
 
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Trésorerie initiale
BL
X
Y
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Encaissements
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Décaissements
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Trésorerie finale
X
Y
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 23:21
Sous budget des ventes
 

Ventes TTC (montants facturés aux clients)
Encaissements : montants à encaisser suivant les délais de règlement des clients
Janvier
Montants TTC
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
../..
Février
,,
 
 
 
 
 
 
Mars
,,
 
 
 
 
 
 
Avril
,,
 
 
 
 
 
 
.. / ..
,,
 
 
 
 
 
 
Dont TVA sur ventes (TVA collectée)*
 
 
 
 
 
 

Après avoir calculé le montant (TTC) total des encaissements du mois, il faut calculer la TVA collectée. (Exemple : le total TTC des encaissements du mois est de 300, le taux de la TVA est de 20%. La TVA collectée au titre de ce mois est de (300 x 0.20)/1.20 = 50
 
Sous budget des achats
 

Achats TTC
Décaissements : montants suivant les délais de règlement des fournisseurs
Janvier
Montants TTC
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
../..
Février
,,
 
 
 
 
 
 
Mars
,,
 
 
 
 
 
 
Avril
,,
 
 
 
 
 
 
.. / ..
,,
 
 
 
 
 
 
Dont TVA sur achats*
 
 
 
 
 
 

Sous budget des charges diverses
 

 
Montants TTC
Janvier
Février
../..
Charges à payer
,,
 
 
 
Salaires  
,,
 
 
 
Charges sur salaires
,,
 
 
 
Autres charges
,,
 
 
 
Dont TVA sur charges
 
 
 

Sous budget des opérations hors exploitation
 

 
Janvier
Février
Mars
../..
Remboursement d’emprunts 
 
 
 
 
Dividendes  
 
 
 
 
Impôts sur les bénéfices
 
 
 
 
Frais financiers   ../..
 
 
 
 

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 14:18
 
Introduction
 
La trésorerie constitue un concept clé de la gestion de l’entreprise dans la mesure où elle joue un rôle de premier plan dans le financement de l’activité de l’entreprise.
L’évaluation de la trésorerie permet de porter un jugement sur la santé financière de l’entreprise en termes de solvabilité à court terme et de besoins de financement futurs
 
1/ Le  budget de trésorerie
 
Le budget de trésorerie constitue un instrument fondamental de la prévision financière à court terme (mois ou semaines). Il se base sur les prévisions relatives aux recettes et aux dépenses de l’entreprise.
 
Son objectif consiste à déterminer le montant des besoins de financement ou les excédents de liquidités, de façon à prendre les dispositions nécessaires au bon moment.
 
En effet, si d’importantes sorties de fonds sont observées ou prévues, l’entreprise doit rechercher à temps des sources de financement. Inversement, si des excédents de trésorerie, sont prévus, il faut prévoir des opérations de placement de ces excédents.
 
L’élaboration du budget de trésorerie est un préalable à toute décision relative à la recherche de moyens de financement ou de placement d’excédents à court terme.
 
 
 
2/ structure du budget de trésorerie
 
L’élaboration du budget de trésorerie repose sur la prévision des recettes TTC et des dépenses TTC relatives à une période à venir.
 
Les recettes et les dépenses concernent l’activité d’exploitation et hors exploitation.
 
  • Les  recettes et les dépenses d’exploitation sont liées aux opérations relevant de l’activité d’approvisionnement, de production, et de vente (prévision des recettes des ventes, prévision des dépenses d’exploitation : achat de marchandises, matières premières, fournitures et autres consommations, charges de personnel, impôts et taxes..)
 
Les charges calculées : les dotations aux amortissements et aux provisions ne sont pas prises en compte dans les prévisions du budget de trésorerie.
 
 
  • Les recettes et les dépenses hors exploitation correspondent pour l’essentiel à des opérations d’investissement, de placement, de financement, de cession d’éléments d’actif…
 
Classement des flux prévisionnels de trésorerie
 
Domaines d’activité concernés
Nature des flux de trésorerie
Recettes (+)
Dépenses (-)
Opérations d’exploitation
Recettes sur opérations d’exploitation
Ventes de biens et de services
Dépenses sur opérations d’exploitation
        achats
        frais de personnel
        charges diverses
        impôts et taxes (TVA)
 
Opérations hors exploitation
Recettes sur opérations hors exploitation
-         augmentation de capital
-         apports des associés
-         emprunts
-         cession d’éléments d’actifs
Dépenses sur éléments hors exploitation
-         investissements
-         remboursement
-         dividendes
 
Les prévisions doivent être faites compte tenu des différents délais des encaissements des recettes et des décaissements des dépenses (délais de recouvrement des créances clients, délais de règlement dont l’entreprise peut éventuellement bénéficier de la part de ses fournisseurs)
 
3/ Présentation du budget de trésorerie
Le budget de trésorerie peut se présenter comme suit

 
 
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Flux de trésorerie d’exploitation
 
Encaissements :
- Ventes TTC
- Produits accessoires TTC
- Autres produits TTC
Recettes d’exploitation TTC (1)
 
Décaissements :
-         Achats TTC
-         Autres charges TTC
-         Impôts et taxes
-         Charges de personnel
-         TVA à payer
Dépenses d’exploitation TTC (2)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Flux net d’exploitation (A) = (1) – (2)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Flux de trésorerie hors exploitation
 
Encaissements :
-   Augmentation des dettes financières
-   Apport des fonds propres
-   Produits de cession d’éléments d’actif
-   Produits financiers
Recettes hors exploitation (3)
 
Décaissements :
-   Investissements TTC
-   Remboursement des dettes financières
-   Dividendes
-   Frais financiers sur endettement
-   Impôt sur les bénéfices
Dépenses hors exploitation (4)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Flux net de trésorerie hors exploitation
(B) = (3) – (4)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Variation de trésorerie mensuelle
(C) = (A) + (B)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Trésorerie initiale (de début de mois)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Trésorerie finale (de fin de mois)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Budget de trésorerie fait apparaître à la fin de chaque mois (par sommation de la situation de début de mois et du flux mensuel net) la situation de trésorerie.
Cette situation traduit soit un excédent (trésorerie positive), soit un besoin (trésorerie négative). Le trésorier doit alors planifier ( plan de trésorerie) le placement des excédents (placements) ou des besoins (recours à des crédits) entraînant eux-mêmes des produits et des charges financiers.
 
Le budget de trésorerie est élaboré à partir de plusieurs sous budgets dont notamment :
 
  • Le sous budget des ventes
  • Le sous budget des achats
  • Le sous budget des autres charges
  • Le budget des ressources et dépenses hors exploitation
  • Le sous budget de TVA
 
 
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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 19:08
La relation entre le seuil de rentabilité et le Fonds de Roulement Normatif
 
Exercice
Un investisseur envisage la création d’une entreprise. Il vous communique des données prévisionnelles pour la première année et vous demande de répondre à ses questions.
 
- Chiffre d’affaires prévisionnel : 6 000 000 Dh
 
- Frais fixes 
Achats non stockés de matières et fournitures HT….
…….....177 000
Autres charges externes HT…………………………
…….....180 000
Impôts et taxes………………………………………
……..     75 000
Charges de personnel (dont 1/3 de charges sociales).
……..1 800 000
Dotations aux amortissements………………………
……......223 500
Total ………………………………………………...
2455500
 
- Frais variables proportionnellement au CA
         Matières premières HT……………………………..............
40%
           Charges de personnel (dont 1/3 de charges sociales)..
6%
  Location de matériel de production HT……………..
3%
Transport sur ventes HT…………………………….
1.5%
 
-         Le BFR sera financé par un crédit d’escompte au taux de 15%
-         Le taux de TVA est de 18%
 
Informations complémentaires :
  1. l’activité de cette entreprise nécessite un stock de matières premières équivaut à 1,5 mois de consommation
  2.  les produits en cours  nécessitent un délai d’un mois de production. l’évaluation de leur coût de revient, tient en compte seulement la consommation des charges variables et à concurrence de 100%.
  3.  pour encourager les ventes, l’entreprise accorderait à ses clients un crédit moyen de 60 jours
  4. le crédit fournisseur est de 3 mois
  5. les salaires seront versés le 5 du mois qui suit. Les charges sociales le 15
  6. pour la TVA collectée et déductible on applique les délais respectivement de 45 et de 75 jours
 Questions :
 
1/ Quelle est le BFR qui correspond au niveau d’activité prévue ?
2/ Quel est le résultat courant prévisionnel de ce projet ?
3/ Expliquer en quelques lignes à cet investisseur,
a-      l’incidence de toute modification du chiffre d’affaires, sur le besoin en fonds de roulement.
b-     La relation qui existe entre le chiffre d’affaires correspondant au seuil de rentabilité et le BFR sachant que ce dernier sera financé par le crédit d’escompte (taux 15%).
Corrigé
 
Q1/ Fonds de Roulement Normatif correspondant à l’activité prévue :
 
Elément du FDR
TE (en j)
CS (ou de proportionnalité)
Emploi
Ressources
Stocks de MP
45
0.40
18
 
Stocks PSF
30
(40+6+3)%=0.49
14.7
 
Clients
60
1.18
70.8
 
TVA déductible
Sur frais variables
 
75
 
(40+3+1.5)%x0.18=0.08
 
6
 
Sur frais fixes
75
(177 000+180 000) x 0.18/6 000 000=0.01
0.75
 
Fournisseurs
Sur frais variables
 
90
 
(40+3+1.5)%x1.18=0.53
 
 
47.7
Sur frais fixes
90
(177 000+180 000) x 1.18/6 000 000=0.07
 
6.3
Personnel
Sur frais variables
 
(15/2)+5=20
 
0.06x2/3 =0.04
 
 
0.8
Sur frais fixes
20
(1 800 000x2/3)/6 000 000=0.2
 
4
Charges sociales Sur frais variables
 
(15/2)+15=30
 
0.06x1/3=0.02
 
 
0.6
Sur frais fixes
30
(1 800 000x1/3)/6 000 000=0.1
 
3
TVA collectée
45
0.18
 
8.1
Totaux
110.25
70.5
BFR en nombre de jours de CAHT
39.75
BFR en valeur = (6 000 000/360)21.12=662 499.97 soit 662 500 Dh
 
Si on distingue les montants variables des montants fixes on aura :
Jours (variable) :
18+14.7+70.8+6
-47.7-0.8-0.6-8.1
=52.3 j/ CAHT
Valeur (fixe):
TVA /FF= (6000 000/360)0,75=12500
(-)fournisseurs FF (6000 000/360)6.3=105 000
(-)personnel FF(6000 000/360)4 = 66666.6
(-)charges sociales FF(6000 000/360)3=50 000
= -209 166
 
BFR = 52,3 J/CA – 159 166 = (6000 000/360)52.3 – 209 166 = 662 500
 
Q2/ Résultat prévisionnel :
 
Charges financières au taux de 15% :
662 500 x 15% = 99375
 
Chiffre d’Affaires …………..
6 000 000 Dh
(-) Frais variables ……………...
- 50,50% x 6 000 000 = 3 030 000
(-) Frais fixes …………………..
- 2455500
(-) Frais financiers ……………..
- 99375
Résultat courant ……………
415125
 
Q3/ la relation entre BFR , CA et SR
 Le BFR à financer varie en fonction du chiffre d’affaires. Le financement de ce besoin engendre des frais financiers qui sont eux aussi proportionnels au chiffre d’affaires, donc ces frais sont à considérer non pas comme des frais fixes mais comme des frais variables.
Par conséquent, la marge sur coût variable varie avec le fonds de roulement (exemple : si le FDR augmente, les FF sur crédit d’escompte vont augmenté et la marge va baisser).
 
Les charges financières  représentent :
(99375/6 000 000) x 100 = 1.66% du CA HT.
 
Le montant des frais variables se situe alors à :
50,50% + 1,66% = 52,16% du CA HT
 
La marge sur coûts variables est donc de :
100% - 52,16% = 47,84% du CA HT
 
Le seuil de rentabilité est de :
2455500 / 0,4784 = 5 132 734
 
Le seuil de rentabilité variera donc si le BFR varie
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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 01:32
1ère séance jeudi 21/9/2006
 
Chapitre introductif: Diagnostic du risque
 
Introduction 
 
L’analyse de la rentabilité constitue un premier volet du diagnostic financier. Toutefois, cette rentabilité ne peut valablement s’apprécier qu’en fonction du risque supporté et réciproquement, le risque accepté par les investisseurs est directement fonction de la rentabilité attendue. Il est tout a fait acceptable dans une économie de marché que les investisseurs exigent une rentabilité élevée pour des investissements risqués. Le contraire est tout à fait valable. Par exemple, les bons de trésor ont un taux de rendement de 7% car se sont des actifs garantis par l’Etat et ne présentent pratiquement aucun risque.
Par conséquent, la notion d’équilibre financier étudiée à partir des informations comptables (Bilan, CPC, ESIG) reste incomplète. Elle n’a de sens que dans le cadre de référence que constitue le compromis rentabilité/risque.
 
Toute entreprise est confrontée à trois types de risque :
  1.  Le risque d’exploitation
  2. Le risque financier
  3. Le risque de faillite

Ce chapitre introductif a pour objet le diagnostic du deux premiers risques. Le risque de faillite sera traité ultérieurement.

Le diagnostic du risque d’exploitation et du risque financier repose sur les notions d’Elasticité par rapport à l’activité et de position par rapport au seuil de rentabilité.
 
A/ Diagnostic du risque d’exploitation
 
1/ notion d’élasticité :
L’élasticité du résultat d’exploitation (RE) désigne le degré de variation du RE par rapport à la variation de l’activité estimée par le chiffre d’affaires (CA). Elle se mesure en rapportant la variation relative du RE (c’est-à-dire la variation du RE sur un exercice par rapport au RE de l’exercice précédent) à la variation relative du CA soit :
 
 
Elasticité =
 
Variation RE
/
Variation CA
RE
CA*
CA*= chiffre d’affaires avant variation
 
Par exemple : une élasticité de 4 signifie qu’une variation relative de 100% du CA entraîne une variation de 400% du RE.
 
2/ la notion du seuil de rentabilité :
Le seuil de rentabilité d’exploitation (SRE) se définit comme le niveau d’activité pour lequel le résultat d’exploitation est nul.
Le SRE s’obtient en divisant les charges fixes d’exploitation (notées CF) par A qui désigne le pourcentage de marge sur coûts variables (CV) ;
Soit CF le montant des charges fixes, A le pourcentage de CV donc le montant des CV = A x CA on a la relation suivante :
RE = CA – CV – CF = CA - A x CA – CF = CA ( 1 – A) – CF
 
Pour le niveau d’activité correspondant au SRE, le résultat d’exploitation est nul d’où on déduit que:
0 = SRE (1-A) – CF
Et par conséquent,
SRE = CF/ (1-A)
Exemple :
CA= 100, CV=60 (ou A=60% du CA), (1-A) = 40%, CF=250
SRE = 250/0.4 = 625
Donc : 625 – 0.6 x 625 – 250 = 0
 
3/ La relation entre l’élasticité et le SRE
L’élasticité et le seuil de rentabilité sont liés par la relation suivante :
 
 
Elasticité =
 
CA
CA - SRE
La relation s’obtient de la façon suivante :
Désignons par CA1 le CA de la période 1, et par CA2, le CA de la deuxième période

 

Elasticité =

 

 

Variation RE

 

/

 

Variation CA2

 

RE

 

CA1

 

 
(1-A)  (CA2– CA1)
CA1(1-A) – CF
 
(1-A) Variation CA
 (1-A) CA– CF
 
En simplifiant par (1-A) ( et puisque SRE = CF/1-A), on aura:
                        
 
Variation CA
CA - SRE
                          
Variation CA
/
Variation de CA
=
CA
CA - SRE
CA
CA-SRE
                            
On déduit de cette relation trois conclusions importantes:
-         plus le niveau d’activité d’une entreprise est proche du SRE, plus l’élasticité et  le risque d’exploitation sont élevés
-         toutes choses égales par ailleurs, et puisque SRE = CF/1-A, plus le niveau des charges fixes est élevé, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont importants
-         l’élasticité et le risque d’exploitation dépendent du niveau des charges fixes et du pourcentage de marge sur coûts variables, car ces deux éléments déterminent simultanément le SRE.
 
4/ La position par rapport au SRE
La position par rapport au seuil de rentabilité est égale à :
 
(Niveau d’activité – SRE)/ SRE
 
Exemple :
Soit deux entreprises A et B dont les niveaux d’activité sont identique, mais dont les structures de charges diffèrent (60% de CV et 300 de CF pour l’entreprise A contre 30% de CV et 630 de CF pour l’entreprise B).
Les rentabilités économiques sont identiques pour un niveau d’activité de 1100.
a)    Evaluation du risque d’exploitation
 
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1 000
1 100
1 210
1 000
1 100
1 210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
140
184
70
140
217
Elasticité
 
400% (*)
314%
 
1000%
550%
 
                (*) : [(140-100)/100] / [(1 100-1 000)/1 000]   = 0.4/0.1=400% (le chiffre d’affaires a augmenté de 10% de 1000 à 1100 et le RE a augmenté de 40% de 100 à 140).
Pour un niveau d’activité de 1210, l’élasticité est de 314% par rapport au niveau inférieur de 1100.
Pour l’entreprise B, les mêmes variations de l’activité conduisent respectivement à des valeurs de l’élasticité de 1000% et de 550%, ce qui traduit un risque plus important.
Le calcul de la position par rapport au SRE confirme ces conclusions
 
b)    Position par rapport au seuil de rentabilité
  
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1 000
1 100
1 210
1 000
1 100
1 210
SRE
750
750
750
900
900
900
Position par rapport au SRE
33%
47%
61%
11%
22%
34%
            
-         pour l’entreprise A, pour un niveau d’activité de 1000, le SRE est de 750 et une position pour ce niveau de 33% au dessus de SRE
-         pour l’entreprise B le SRE est de 750 et une position pour un niveau d’activité de 1000 de 11% au dessus du SRE
-         la position la plus risquée de A étant de 33% pout un niveau d’activité de 1000
-         la structure des charges de l’entreprise B conduit à une situation moins confortable ; la position la plus risquée étant de 11%. Autrement dit, dans l’éventualité d’un baisse de l’activité de 11%, cette entreprise se retrouverait en perte
 
En conclusion :
 l’entreprise A qui présente, relativement à B, une proportion plus élevée de charges variables et des frais fixes inférieurs, obtient un RE moins sensible aux variations de l’activité et apparaît moins risquée. L’exemple confirme que :
-         plus l’entreprise s’éloigne de son SRE, moins l’élasticité est élevée traduisant ainsi la diminution du risque,
-         plus les charges fixes sont élevés, plus le niveau du risque est important       
 
B/ Diagnostic du risque financier
Pour ce diagnostic, il suffit de substituer au résultat d’exploitation de la méthode précédente, le résultat courant car ce dernier prend en compte les frais financiers, et d’évaluer une position par rapport au Seuil de Rentabilité Global (SRG). Le SRG représente le niveau d’activité pour lequel le résultat courant est nul. Il se distingue du SRE car il prend également en compte les frais financiers supposés constituer une charge fixe.
L’incidence de l’endettement sur la position par rapport au SRG confirme le fait que le recours à l’endettement accroît le risque financier.            
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 01:23
Complément du cours de la deuxième séance S5 du jeudi 28 septembre 2006: Fonds de Roulement Normatif
Définition :
Le fonds de roulement (FDR) est égal à la différence entre le financement permanent (capitaux propres + dette financières) et les valeurs immobilisées nettes (immobilisations + autres valeurs immobilisées - amortissements - provisions). Il représente la partie des capitaux permanents qui restent continuellement dans l’entreprise pour assurer la couverture du besoin en fonds de roulement (BFR) engendré par l’activité normale de l’entreprise (ou le déroulement de son cycle d’exploitation). Un FDR positif est la première condition de l’équilibre financier de l’entreprise.
Le BFR trouve son origine dans les décalages entre les encaissements et les décaissements d’exploitation (par exemple entre les décaissements relatifs à l’achat des matières premières, leur transformation et les encaissements des ventes) qui eux sont en rapport avec les pratiques commerciales qui caractérisent chaque secteur d’activité.
Par ailleurs, bien que le BFR suit une évolution "en dent de scie" en fonction, des règlements des clients, des paiements des fournisseurs, des mouvements de stock, il présente un caractère de permanence. Il faut bien comprendre que ce n’est pas là un besoin de trésorerie. C’est un besoin permanent qui doit être couvert par des ressources permanentes. 
L’intérêt de la méthode normative :
La question centrale à laquelle est confronté le gestionnaire est la suivante : comment prévoir le montant du BFR (permanent) pour pouvoir le couvrir avec un montant correct des capitaux stables (FDR) et sauvegarder l’équilibre financier de l’entreprise ?
(Un FDR correct veut dire ni très important ni très faible par rapport au BFR. S’il est très important on se trouve alors avec des capitaux non utilisés. S’il est très faible, on court le risque de non paiement et le recours à des crédits de trésorerie qui sont assez chers. Dans les deux cas cette situation se traduit par un taux de rentabilité financière assez faible).
La méthode normative appelée aussi méthode des experts comptables (elle a été mise au point par l’Ordre des Experts Comptables Français en 1967) permet cette approximation du BFR (on parle alors de FDR Normatif ou de BFR moyen).
Hypothèse de base :
La méthode suppose que les composantes du BFR sont proportionnelles au chiffre d’affaires HT (le BFR augmente ou diminue avec l’augmentation ou la diminution du chiffre d’affaires).
Les principales composantes du besoin en fonds de roulement normatif sont :
Composante positive : les stocks, les clients, la TVA déductible..
Composante négative : les fournisseurs, le personnel, les organismes sociaux, l’état, les débiteurs et créditeurs divers..
Les composantes positives sont des comptes que l’entreprise doit financer (par exemple les stocks, les crédits clients à).
Les composantes négatives sont des comptes qui financent le cycle (par exemple les crédits fournisseurs, la TVA collectée).
On établira par exemple qu’une entreprise, dans le cadre de son exploitation normale, doit prévoir en moyenne :
- 30% de son CAHT annuel pour financer ses stocks 
- 40% de son CAHT annuel pour financer ses crédits clients 
- sous déduction de 20% de son CAHT annuel financé par les crédits octroyés par ses fournisseurs. Il en résulte un fonds de roulement normatif de 50% du CAHT annuel (30+40-20).
Dans cet exemple, l’entreprise devra mobiliser en permanence un montant égal à 50% de son CAHT annuel pour financer son cycle d’exploitation. Ces capitaux seront prélevés soit sur ses résultats de l’année antérieure soit à l’aide de financement bancaire en fonction de ses perspectives d’augmentation de CA. Si l’entreprise ne le fait pas, elle risque de se trouver confrontée à un problème de découvert de trésorerie qui sera financé éventuellement au taux fort.
Règles de calcul : 
Le FDR normatif peut être calculé en montant, en pourcentage ou en jours ou mois du chiffre d’affaires HT. Les résultats obtenus ont la même signification.
Le calcul suit deux étapes : pour chaque poste qui compose le BFR on calcul son temps d’écoulement (TE) et son ratio de structure (RS) .
1/ première étape : le calcul du TE
Le temps d’écoulement en jours est égal à :
 (Niveau moyen de compte x 360) / Flux annuel  du compte)
(à noter que pour le poste client le flux annuel du poste est le CATTC, pour les stocks le flux annuel est la consommation annuelle, pour le poste fournisseur le flux annuel sont les achats..)
Le temps d’écoulement donne le délai moyen de consommation réelle du compte.
 On peut déduire le TE des conditions de paiement. Par exemple, les clients qui payent à 30 jours ont un TE de 30 jours. Les clients qui paiement à 30 jours fin de mois ont un TE de 45 jours. Les clients qui paiement à 30 jours fin de mois le 5 du mois suivant ont un TE de 50 jours (le principe ici c’est qu’il faut prendre un délai moyen de 15 jours pour le mois de la vente et lui ajouter la période du crédit).
2/ la deuxième étape : le calcul du RS

Le ratio de structure est égal :
Flux annuel du compte / CAHT annuel.
Le ratio de structure (ou coefficient de structure, ou coefficient de proportionnalité) mesure l’importance de ce poste par rapport au CAHT. Il se présente sous la forme d’un rapport dont le numérateur est le dénominateur du TE et dont le dénominateur est le         CAHT.
Exemple :
Considérons le poste client sachant que le CAHT est de 10 000 Dh, que le montant moyen de ce poste est de 850 Dh et le taux de TVA 18%.
TE = Montant moyen du poste x 360 /flux annuel du poste = 850 x 360 /10 000 x 1,18 = 26 jours.
Le RS = 10 000 x 1,18 /10 000 = 1,18
 
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Published by abderrahim - dans gestionfi
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