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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 13:36
Diagnostic du risque
 
- La rentabilité ne peut valablement s’apprécier qu’en fonction du risque supporté..
- Le risque accepté par les investisseurs est directement fonction de la rentabilité attendue.
- Les investisseurs exigent une rentabilité élevée pour des investissements risqués.
- Le contraire est tout à fait valable.
La notion d’équilibre financier étudiée à partir des informations comptables (Bilan, CPC, ESIG) reste incomplète. Elle n’a de sens que dans le cadre de référence que constitue le compromis rentabilité/risque.
 
Toute entreprise est confrontée à trois types de risque :
q     Le risque d’exploitation
q     Le risque financier
q     Le risque de faillite
 
Le diagnostic du risque d’exploitation et du risque financier repose sur les notions:
-d’Elasticité par rapport à l’activité et
-de position par rapport au seuil de rentabilité.
 
A/ Diagnostic du risque d’exploitation
 
1/ notion d’élasticité :
 
L’élasticité du résultat d’exploitation (RE) désigne:
Le degré de variation du RE par rapport à la variation de l’activité estimée par le chiffre d’affaires (CA).
Elle se mesure en rapportant la variation relative du RE (c’est-à-dire la variation du RE sur un exercice par rapport au RE de l’exercice précédent) à la variation relative du CA soit :
(Variation RE/RE)/(Variation CA/CA*)
(CA*= chiffre d’affaires avant variation)
 
Par exemple :
Une  élasticité de 4 signifie qu’une variation relative de 100% du CA entraîne une variation de 400% du RE.
 
2/ la notion du seuil de rentabilité :
 
Le seuil de rentabilité d’exploitation (SRE) se définit comme le niveau d’activité pour lequel le résultat d’exploitation est nul.
 
Le SRE s’obtient en divisant les charges fixes d’exploitation (notées CF) par A qui désigne le pourcentage des coûts variables (CV) 
Soit :
q     CF le montant des charges fixes, 
q     A le pourcentage de CV
Donc le montant des CV = A x CA
On a la relation suivante :
 
RE = CA – CV – CF= CA - A x CA – CF= CA ( 1 – A) – CF
 
Pour le niveau d’activité correspondant au SRE, le résultat d’exploitation est nul d’où on déduit que:
 
0 = SRE (1-A) – CF et en conséquence, SRE = CF/ (1-A)
 
Exemple :
q     CA= 100,
q     CV=60 (ou A=60% du CA),
q     (1-A) = 40%,
q     CF=250
SRE = 250/0.4 = 625
Donc : 625 – 0.6x625 – 250 = 0
 
3/ La relation entre l’élasticité et le SRE
 
L’élasticité et le seuil de rentabilité sont liés par la relation suivante :
 
Elasticité = CA/ (CA – SRE)
 
La relation s’obtient de la façon suivante :
Désignons par CA1 le CA de la période 1, et par CA2, le CA de la deuxième période
 
E= (Variation RE/RE)/(Variation CA2/CA1)
 
Variation RE/RE = [CA2 (1-A) – CF–(CA1(1-A) – CF)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) (CA2– CA1)]/CA1(1-A) – CF
= [(1-A) Variation CA]/(1-A) CA– CF
En simplifiant par (1-A), on aura:
V RE/RE = Variation CA/(CA – SRE)
(puisque SRE = CF/1-A)
Elasticité = (Variation CA/ (CA – SRE))/ (Variation CA/CA)
= CA/(CA-SRE)
On déduit de cette relation trois conclusions importantes:
-         Plus le niveau d’activité d’une entreprise est proche du SRE, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont élevés
-         Plus le niveau des charges fixes est élevé, plus l’élasticité et le risque d’exploitation sont importants (Puisque SRE = CF/1-A)
-         l’élasticité et le risque d’exploitation dépendent du niveau des charges fixes et du pourcentage de marge sur coûts variables, car ces deux éléments déterminent simultanément le SRE.
 
4/ La position par rapport au SRE
 
La position par rapport au seuil de rentabilité est égale à :
(Niveau d’activité – SRE )/SRE
 
Exemple : Soit deux entreprises A et B dont les niveaux d’activité sont identiques mais dont les structures de charges diffèrent
 
Entreprise A, 60% de CV et 300 de CF
Entreprise B, 630 de CF et 30% de CV
Les rentabilités économiques sont identiques pour un niveau d’activité de 1100.
Evaluation du risque d’exploitation des deux entreprises
 
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100
140
184
70
140
217
Elasticité
 
400%
314%
 
1000%
550%
 
 
L’entreprise B, présente un risque plus important que l’entreprise A.
 
Le calcul de la position par rapport au SRE confirme ces conclusions
 
Position par rapport au seuil de rentabilité
(Niveau d’activité – SRE) /SRE
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
SRE
750
750
750
900
900
900
Position par rapport au SRE
33%
47%
61%
11%
22%
34%
 
 
Conclusions :
q     L ’entreprise A qui présente, relativement à B, une proportion plus élevée de charges variables et des frais fixes inférieurs, obtient un RE moins sensible aux variations de l’activité et apparaît moins risquée
q     Plus l’entreprise s’éloigne de son SRE, moins l’élasticité est élevée traduisant ainsi la diminution du risque
q     Plus les charges fixes sont élevés, plus le niveau du risque est important       
 
B/ Diagnostic du risque financier
 
Pour ce diagnostic, il suffit de substituer au résultat d’exploitation de la méthode précédente, le résultat courant car ce dernier prend en compte les frais financiers, et d’évaluer une position par rapport au Seuil de Rentabilité Global (SRG).
Le SRG représente le niveau d’activité pour lequel le résultat courant est nul. Il se distingue du SRE car il prend également en compte les frais financiers supposés constituer une charge fixe.
L’incidence de l’endettement sur la position par rapport au SRG confirme le fait que le recours à l’endettement accroît le risque financier.           
Supposant que l’entreprise A finance une partie de son actif économique par un emprunt d’un montant de 1000 au taux de 8%. L’entreprise B se finance intégralement par des fonds propres.
Le tableau suivant donne une estimation du risque financier pour les deux entreprises
 
 
Entreprise A
Entreprise B
1
2
3
1
2
3
CA
1000
1100
1210
1000
1100
1210
CV
600
660
726
300
330
363
CF
300
300
300
630
630
630
RE
100

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Published by abderrahim - dans gestionfi
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