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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 01:23
Complément du cours de la deuxième séance S5 du jeudi 28 septembre 2006: Fonds de Roulement Normatif
Définition :
Le fonds de roulement (FDR) est égal à la différence entre le financement permanent (capitaux propres + dette financières) et les valeurs immobilisées nettes (immobilisations + autres valeurs immobilisées - amortissements - provisions). Il représente la partie des capitaux permanents qui restent continuellement dans l’entreprise pour assurer la couverture du besoin en fonds de roulement (BFR) engendré par l’activité normale de l’entreprise (ou le déroulement de son cycle d’exploitation). Un FDR positif est la première condition de l’équilibre financier de l’entreprise.
Le BFR trouve son origine dans les décalages entre les encaissements et les décaissements d’exploitation (par exemple entre les décaissements relatifs à l’achat des matières premières, leur transformation et les encaissements des ventes) qui eux sont en rapport avec les pratiques commerciales qui caractérisent chaque secteur d’activité.
Par ailleurs, bien que le BFR suit une évolution "en dent de scie" en fonction, des règlements des clients, des paiements des fournisseurs, des mouvements de stock, il présente un caractère de permanence. Il faut bien comprendre que ce n’est pas là un besoin de trésorerie. C’est un besoin permanent qui doit être couvert par des ressources permanentes. 
L’intérêt de la méthode normative :
La question centrale à laquelle est confronté le gestionnaire est la suivante : comment prévoir le montant du BFR (permanent) pour pouvoir le couvrir avec un montant correct des capitaux stables (FDR) et sauvegarder l’équilibre financier de l’entreprise ?
(Un FDR correct veut dire ni très important ni très faible par rapport au BFR. S’il est très important on se trouve alors avec des capitaux non utilisés. S’il est très faible, on court le risque de non paiement et le recours à des crédits de trésorerie qui sont assez chers. Dans les deux cas cette situation se traduit par un taux de rentabilité financière assez faible).
La méthode normative appelée aussi méthode des experts comptables (elle a été mise au point par l’Ordre des Experts Comptables Français en 1967) permet cette approximation du BFR (on parle alors de FDR Normatif ou de BFR moyen).
Hypothèse de base :
La méthode suppose que les composantes du BFR sont proportionnelles au chiffre d’affaires HT (le BFR augmente ou diminue avec l’augmentation ou la diminution du chiffre d’affaires).
Les principales composantes du besoin en fonds de roulement normatif sont :
Composante positive : les stocks, les clients, la TVA déductible..
Composante négative : les fournisseurs, le personnel, les organismes sociaux, l’état, les débiteurs et créditeurs divers..
Les composantes positives sont des comptes que l’entreprise doit financer (par exemple les stocks, les crédits clients à).
Les composantes négatives sont des comptes qui financent le cycle (par exemple les crédits fournisseurs, la TVA collectée).
On établira par exemple qu’une entreprise, dans le cadre de son exploitation normale, doit prévoir en moyenne :
- 30% de son CAHT annuel pour financer ses stocks 
- 40% de son CAHT annuel pour financer ses crédits clients 
- sous déduction de 20% de son CAHT annuel financé par les crédits octroyés par ses fournisseurs. Il en résulte un fonds de roulement normatif de 50% du CAHT annuel (30+40-20).
Dans cet exemple, l’entreprise devra mobiliser en permanence un montant égal à 50% de son CAHT annuel pour financer son cycle d’exploitation. Ces capitaux seront prélevés soit sur ses résultats de l’année antérieure soit à l’aide de financement bancaire en fonction de ses perspectives d’augmentation de CA. Si l’entreprise ne le fait pas, elle risque de se trouver confrontée à un problème de découvert de trésorerie qui sera financé éventuellement au taux fort.
Règles de calcul : 
Le FDR normatif peut être calculé en montant, en pourcentage ou en jours ou mois du chiffre d’affaires HT. Les résultats obtenus ont la même signification.
Le calcul suit deux étapes : pour chaque poste qui compose le BFR on calcul son temps d’écoulement (TE) et son ratio de structure (RS) .
1/ première étape : le calcul du TE
Le temps d’écoulement en jours est égal à :
 (Niveau moyen de compte x 360) / Flux annuel  du compte)
(à noter que pour le poste client le flux annuel du poste est le CATTC, pour les stocks le flux annuel est la consommation annuelle, pour le poste fournisseur le flux annuel sont les achats..)
Le temps d’écoulement donne le délai moyen de consommation réelle du compte.
 On peut déduire le TE des conditions de paiement. Par exemple, les clients qui payent à 30 jours ont un TE de 30 jours. Les clients qui paiement à 30 jours fin de mois ont un TE de 45 jours. Les clients qui paiement à 30 jours fin de mois le 5 du mois suivant ont un TE de 50 jours (le principe ici c’est qu’il faut prendre un délai moyen de 15 jours pour le mois de la vente et lui ajouter la période du crédit).
2/ la deuxième étape : le calcul du RS

Le ratio de structure est égal :
Flux annuel du compte / CAHT annuel.
Le ratio de structure (ou coefficient de structure, ou coefficient de proportionnalité) mesure l’importance de ce poste par rapport au CAHT. Il se présente sous la forme d’un rapport dont le numérateur est le dénominateur du TE et dont le dénominateur est le         CAHT.
Exemple :
Considérons le poste client sachant que le CAHT est de 10 000 Dh, que le montant moyen de ce poste est de 850 Dh et le taux de TVA 18%.
TE = Montant moyen du poste x 360 /flux annuel du poste = 850 x 360 /10 000 x 1,18 = 26 jours.
Le RS = 10 000 x 1,18 /10 000 = 1,18
 

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Published by abderrahim - dans gestionfi
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commentaires

zizo 12/10/2006 03:10

on peut avoir un plan de cours
 

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