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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00
A lire
(extrait de l’ouvrage Gestion Financière, Bruno Solnik éd. Dunod, p :86)
 
Le besoin en fonds de roulement correspond à l’investissement nécessaire dans le cycle d’exploitation du fait de décalages dans le temps entre les recettes et les dépenses d’exploitation.
 
Selon les secteurs industriels, la taille de l’entreprise et sa  politique commerciale, les besoins d’exploitation différent fondamentalement. A des besoins en fond de roulement permanents et croissants selon le chiffre d’affaires de l’entreprise, peuvent se superposer des besoins saisonniers.
 
Alors qu’une entreprise française typique doit investir quatre mois de ventes en besoin d’exploitation, de profondes différences apparaissent selon le type d’activité. Le commerce et les services présentent, en pourcentage des ventes, des besoins stables et négatifs. Ces entreprises ont des stocks et des crédits à la clientèle très faibles tout en disposant de crédits fournisseurs appréciables. Les ressources d’exploitation peuvent servir à financer des investissements en immobilisations.
 
Au contraire, certain secteurs dans le cycle de production est particulièrement long nécessitent des investissements importants en actifs d’exploitation  (machines- outils, moteurs et construction aéronautique…). Pour ces entreprises, les besoins de cycle d’exploitation représentent une part importante de l’ensemble de leurs investissements et leur gestion est une tâche difficile.
 
La gestion des besoins d’exploitation est une des composantes fondamentales de la gestion des petites et moyennes industries et probablement la source principale de leur problèmes de trésorerie. A l’opposé des décisions d’investissement  en immobilisations qui sont volontaristes, l’investissement en besoin en profond de roulement et généralement subi par l’entreprise et imprévu.
 
Des problèmes peuvent se poser dans deux types  de situation bien distincts et particulièrement pour les entreprises à long cycle d’exploitation.
 
En cas de forte croissance des ventes, le besoin en fonds de roulement augmente parallèlement, mais il est peu probable que la capacité d’autofinancement puisse couvrir ce besoin (en plus des investissements en immobilisation). Dés lors, une entreprise qui semble être dans une bonne situation avec une forte croissance des ventes, une productivité améliorée et une bonne rentabilité pourra connaître des problèmes de trésorerie importants voire insurmontables.
 
A l’autre extrême, un ralentissement des ventes va généralement entraîner  une croissance temporaire mais brutale du besoin en fonds de roulement. Les problèmes de trésorerie ainsi crées vont s’ajouter à la chute des bénéfices engendrée par le ralentissement des ventes couvrant des frais fixes. L’entreprise se trouvera dans une très mauvaise situation pour négocier avec son banquier de nouveaux financements destinés à couvrir la croissance de ses besoins d’exploitation.

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Published by abderrahim - dans gestionfi
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commentaires

nadifi Mohamed 02/11/2005 18:39

Encore merci Prof. pour ce texte et nous attendons plus de votre part.

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